De la raison en politique ne resterait-il que des cendres ?



Facebook et les réseaux sociaux en général sont le théâtre de l'expression d'opinions politiques tout azimut. C'est devenu un champ de bataille (de massacre) un lieu de prosélytisme pour un parti ou un candidat. Je suis un vieux singe qui a du mal avec les avis toujours tranchés et sans nuance que je lis ici-bas depuis des mois. Comme si c'était noir ou blanc, les méchants contre les gentils. Comme si les programmes des uns et des autres étaient à pendre pour argent comptant. Comme si l'on avait rien retenu, rien appris de l'histoire politique des décennies passées. Prendre du recul, relativiser, être toujours dans le doute et la nuance parait hors de portée des thuriféraires de tel ou tel. Nombre de personnes qui me paraissaient autrefois dans la retenue et la réflexion frôlent l’hystérie dès lors qu'il s'agit de politique. à longueur de post je ne lis que la haine, l’opprobre et le bashing.
J'avoue que ça me désole au plus haut point, je ne dois pas être assez binaire pour tout jeter ou tout prendre. Je ne suis pas non plus un enfant que l'on nourrit de fables concoctées dans les arrières cuisines de droite ou de gauche ou d'ailleurs. Je sais respecter les opinions à partir du moment où on ne veut pas me les faire passer pour des vérités intangibles. D'ailleurs, j'ai pris autrefois une carte dans un parti politique, pour voir et pour être "utile", éventuellement. Je n'ai trouvé qu'une bande de moutons décérébrés qui marchaient comme un seul homme derrière le prêt-à-penser distillé par une chapelle ou une autre. Pas question de mettre en doute la bonne parole, de donner (ne serait-ce qu'une fois) raison à l'"ennemi" et cela même à l'intérieur du même parti. J'ai tenu 3 semaines.
Pour autant, je vais voter comme toujours parce que c'est à la fois mon droit et mon devoir. 

Mais vous n'aurez pas la couleur de ma voix, car je ne veux pas alimenter la rivière d'invectives qui me fait parfois douter de notre société...avancée.

Détour et des tours en traîneau à Zaraïsk (Russie)



Après la Laponie suédoise puis la Norvège, l'idée m'est venue de découvrir un peu du cœur de la Russie en hiver et bien entendu… aux commandes d'un traîneau à chiens.

En février dernier, je suis passé de l'autre côté de l'image d'Épinal faite de forêts de bouleaux et de rivières gelées. Car c'est un fait : une fois sur place, la réalité ne manque jamais de tordre le cou à l'imagination (la mienne en particulier). Elle se charge de rafraîchir aussi bien les sens que l'esprit, de couper court aux lieux communs et c'est bien mieux comme ça.




Big Fernand ou quand trop de marketing tue le marketing


 Big Fernand ou quand trop de marketing tue le marketing



Centre-ville de Montpellier samedi dernier sur les coups de midi. Chaleur printanière. Grosse flemme familiale et le chien à caser. Suffisamment de mauvais prétextes pour choisir de se bâfrer un burger en terrasse. Hasard de nos pas, on tombe sur l'enseigne Big Fernand, inconnue au bataillon jusqu'alors. Bon choix ! Moi qui pensais en avoir déjà vu pas mal question concepts, je n'imaginais pas que j'allais bientôt toucher au grandiose dans le rôle du bozo de service.

La Vassilopita


La Vassilopita est le gâteau grec que l'on prépare traditionnellement lors du nouvel an orthodoxe.
Mais bon, les gâteaux, quand c'est bon, ça ce mange en tout lieu et toute circonstance !
D'autant que cette recette de Vassilopita ne se fout pas de la charité*, elle est super facile à faire et le résultat est extra. Un gâteau moelleux, pas lourd et goûteux.
Il y a apparemment 36 façon de le faire, certaines plus orthodoxes** que d'autres, mais celle-ci me plait donc...

Merci à Corine pour l'idée et à sa copine Elisabeth pour cette super recette.

* j'ai un tout petit peu honte
** de toute façon j'avais déjà honte au premier asterisque

Recette de la Vassilopita


L'effet d'éphéméride



Video courtesy of Pekka Veikkolainen

L'Effet d'Ephéméride

Oublier le repas du soir sur la table,
Refaire de tête la somme des années,
Et s'il le faut, repousser le point du jour
Pour trouver une phalène ordinaire
Accrochée au fil ténu de sa vie.
Au fond du jardin, danser sur ses ailes graciles,
Attention, fragiles.

L'heure est venue des perceptives passagères,
Celle d'éteindre ses lumières,
Lors une dernière nocturne,
Pour une première nocturne.
Le moment est venu de rejoindre l'endroit précis
Où les langueurs d'une vie
Ne valent ni plus ni moins,
Que les raccourcis virevoltants du papillon d'une nuit.

Ça y est, c'est fait.
Il est temps d'arracher les dates de papier passé,
Les jours d'enfantement
Comme les parties de pêche,
Toutes miscellanées de l'existence.

Faire voler les feuilles par dessus tête,
Depuis la saint-Papillon-de-Nuit
En passant par la saint Julien tu n'iras point
Depuis la saint Enfants Terribles,
Jusqu'aux saints Hommes renonçant.
Et rencontrer pour une fois:
L'effet d'éphéméride.

"J'arrive où je suis étranger" Aragon par Papillon Paravel


"J'arrive où je suis étranger"


Louis Aragon par Papillon Paravel pour en partager l'émotion.
Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger

Lacs Blanc et Noir de la Grande Valloire




Lacs Blanc et Noir de la Grande Valloire - 2450m - Belledonne

6 septembre et 13 juillet 2015


Les couleurs ça se peut toujours se discuter, surtout quand le randonneur a le choix, et plus encore lorsqu'il est accompagné. Parole de randonneur plutôt solitaire.
Avec de vieux copains d'Annecy nous nous étions promis "de faire quelque chose un de ces quatre". Comme tout arrive à qui sait attendre, nous avons partagé deux jours du côté de la Grande Valloire dont une nuit au refuge (non gardé) de la Petite Valloire.

Mousse Ô Chocolat


Recette de la mousse au chocolat

...Quand la simplicité tient lieu de mantra.
...Quand la banalité se fait exceptionnelle.

Laisser fondre une (belle) cuillérée de mousse au chocolat dans sa bouche, c'est la garantie d'un plaisir hautement régressif mais incomparable. Pour les épicuriens de la tablette, les accrocs de la fève tels que moi, se laisser tomber dans une bonne mousse au chocolat tient de l'Expérience avec un grand E.
Pour les autres (ceux qui ne peuvent pas comprendre): Ayez pitié, abandonnez-moi votre part !
Ceci dit, pour atteindre la complétude, il en a fallu des tentatives.
Et à la fin des faims, il y a cette recette toute simple qui me donne vraiment satisfaction, au point que je n'éprouve aucune envie de l'améliorer.

Destin de carte postale


Ce projet fait (co)exister l'art sur les deux faces d'une carte postale.
6 artistes provenant d'horizons très différents ont exprimé leur talent à partir de mes mots et au bout de ce voyage artistique, la réalité a fini par rejoindre la fiction. 
12 Destinations autour du monde, autant de petites histoires à raconter et au bout du compte, 36 cartes originales à découvrir.
Je vous souhaite bon(s) voyages(s),



Si vous souhaitez acheter des cartes postales rendez vous ici
( ou vous pouvez me contacter par e-mail pour un paiement par chèque

Point de vente des cartes postales
CROLLES (38920) LIBRAIRIE DU GRESIVAUDAN 




Blueberry, intégralement

Lieutenant Blueberry

Replonger dans les aventures du Lieutenant Blueberry, alias "Nez cassé" et ne pas le regretter.


Si ce n'est pas une madeleine, ça y ressemble. Le problème avec ce genre de gâteaux c'est qu'ils ont vite dépassé la date de péremption. Or Mike Blueberry n'a rien d'un vieux biscuit rance, tout au plus le Lieutenant rebelle a pris quelques rides mais croyez-moi, le bougre n'a rien perdu de sa vitalité légendaire (comment fait-il ?) Il faut dire que le gars de l'Ouest était bien né sous les plumes d'indiens tels que Charlier au scénario et Giraud/Gir au dessin.

Lieutenant Mike Blueberry


Mon adolescence étant de l'histoire assez ancienne, c'est avec un œil neuf que j'ai redécouvert les 23 volumes de la série "régulière".

Le corps des femmes

LE CORPS DES FEMMES

par Karine Miermont - Ecrivain


Ce "jour du voile pour toutes" à Siences-Po ne m'a pas surpris plus que ça. Cette aberration était inscrite dans l'air du temps. J'allais écrire mon effarement devant ce phénomène lorsque j'ai découvert ce texte sur la page facebook de Karine Miermont. C'était parfait. Je n'aurais pas pu mieux dire, alors autant le publier tel quel (avec son autorisation).

Photographie de Werner Bischof

Aujourd'hui, ce matin, à partir de 8h, des étudiants de l'école Sciences-Po de Paris ont prévu un "Hijab day" comme ils disent, un jour du hijab donc (en anglais, c'est comme pour les chansons, le marketing et la communication, on dirait que c'est toujours mieux, plus moderne/dans le coup/"in" donc). Il s'agirait de "décence", de "respect de l'autre", d'"échange" et de "compréhension mutuelle", il s'agirait de "démystifier le tissu", car "Il y a autant de voiles que de femmes. C’est la personne qui le porte qui donne une signification à son vêtement, et elle est la seule légitime à le faire." 

Expliquez-moi !


 Expliquez-nous !

Ben voilà, j'ai fini par l'avoir entre les mains. C'est un bouquin pas si gros histoire de mourir un p'tit moins stupido (pas très difficile pour ma part). 
Au chevet de mon ignorance, vient ce vieil ami de quelques rides qui va m'expliquer en deux pages bien troussées et un dessin/graphique aussi clair que possible, 50 mots ou expressions inscrits dans l'air du temps. "Expliquez-nous" traite de thèmes ou de concepts parfois complexes qui méritent bien cette petite mise au clair.
Car si on se la joue, si on se la "pète" parfois entre amis autour d'un verre de sancerre, il faut avouer qu'on est parfois un peu secs, pas si sincères en fait.

Quand l'auteur est en caddy

Over and Over, vl'à le printemps

Voilà le printemps !
Se retrouver à poil dans la pampa.
Se retrouver enfin soi-même. 
Sous ses pieds nus ressentir les vibrations de la terre.
Se découvrir, courir la bite à l'air, les miches à tous vents pour celles qui préfèrent.


Et avec Jean-Louis Murat dans les oreilles







Ma pâte à pizza en mode "Bambino"



Mettre ses mains dans la pâte à pizza, c'est s'attaquer à un tabou ultime en version "royale" avec des câpres comme s'il pleuvait et des tranches de speck sur les bords.
Ben tant pis, je m'y colle quand même parce que je suis content de ma pâte. Franchement, il n'y a pas de compétition possible avec les pâtes prêtes à l'emploi. C'est juste incomparablement meilleur et ce n'est pas du snobisme de le dire. Bien sûr ça prend du temps (1 bonne demi-heure de préparation) mais ça vaut le coup.
Est-ce que j'ai trouvé une recette révolutionnaire ? Non, mais après de nombreuses tentatives et autant de petites améliorations, j'ai fini par obtenir une pâte à pizza dont on me dit qu'elle est vraiment bonne, à la fois légère et croustillante.

C'est parti pour une pâte à pizza pour 4 personnes (ou pour 2 gros morfales).


HSBC la banque du (quasi) proto hipster


HSBC et le point de détail.

Petite récréation pour les fins observateurs de la vraie vie et de celle que nous présentent les gentils publiciteux.



Le dernier spot HSBC en date est destiné à nous vendre des sous, plein de sous pour tailler la route dans une caravane vintage retapée en dehors des heures de brain storming dans l'open space plein d'amis-plus-que-des-collègues d'un monsieur barbu mais vachement content, ce qui je vous l'accorde n'est pas incompatible (c'est de la pure de jalousie, oui !).

Obsédés par les religions ? Et si c'était l'inverse.


France-Culture pose la question:
Sommes-nous obsédés par la religion ?

Et si c'étaient les religions qui étaient obsédées par nous ? 
Elles s'invitent à notre table commune sous n'importe lequel des prétextes pour nous expliquer ce que nous devons manger et dire à notre banquet. 
On a beau les mettre à la porte, parmi nos convives, certains se font un malin plaisir de leur ouvrir la porte dès que nous avons le dos tourné.

Logo france culture

Non, Charlie ne peut pas mourir deux fois.



Charlie, merde.


Voilà un an exactement que des  fous de leur dieu ont détruit des vies en espérant tuer LA vie.
Pour ce que nous sommes, contre ceux qui voudraient poursuivre leur sinistre besogne, il faut continuer à être CHARLIE demain et après-demain. C'est vital !
Il n'y a pas d'échappatoire, sauf à leur trouver de pauvres excuses, à se trouver de mauvaises excuses.
Et concernant la sauvegarde notre patrimoine républicain, si j'étais un tant soit peu vulgaire, je dirais: " à tortiller du cul devant la laïcité on risque de prendre cher avant de pouvoir se retourner".
Bref, il faut lutter pour continuer à rire et à dénoncer.

En chanson, l'hommage de mes amis à Charlie pour ne pas abandonner un 
centimètre de notre liberté.



Paradoxe navrant, Jean-Louis Bianco (Pdt de l'Observatoire de la Laïcité) fait partie de ceux qui non content de renoncer à la laïcité, la dévoie par lâcheté.

Texte de Céline Pina (facebook)

Oléron

Oléron

Etoile filante à bicyclette,
Sa chevelure dorée,
Au gré des vents marins,
Sur la route entre les pins
Dérive.

La muraille de Chine

La Muraille de Chine à Clermont-Ferrand
La "muraille de Chine" à Clermont-Ferrand - Photo Johnny-Gordolon

Quartier Saint-Jacques. Clermont-Ferrand (il y a longtemps maintenant)

"La rivière aux souvenirs coule rarement de source. À tout instant, ses eaux que l’on croyait mortes peuvent dévaler le lit de nos pensées."




Eric Robert, Denise Weber,
Deux souvenirs à ranger au rayon des premières.
Pour lui, une histoire d’intrépides aventuriers de quartier.
Pour elle, de jolis songes et un prénom sur la porcelaine gravé.

Bobo et Vulgo font de la pub


Attention à la déchirure du cervelet! Je vous offre deux pubs pour s'exercer au grand écart éthique (!). 

À ma gauche (évidemment) la machine à café Malongo. 
À ma droite, l'Opel Corsa au volant chauffant. 

Deux annonces aux antipodes l'une de l'autre, mais ne nous leurrons pas, ça reste de la pub. À tout prendre, même si Malongo nous prend pour les bobos (que nous sommes probablement) et les gogos (que nous faisons semblant de pas être), c'est quand même plus digne que le volant chauffant au jus de fille de la Corsa.

Juste au-dessus du lac Sandtjørna (une histoire d'Hannibal)


Il peut arriver qu'une drôle d'idée fasse son chemin et comme souvent, derrière une idée il y a un rêve à réaliser. Ce rêve éveillé, la géographie l'a envoyé se balader au cœur de la Norvège, du côté de Tynset.


Une fois sur place, j'ai dû batailler sur des landes fraîchement balayées par la tempête, envahies par les bruyères et les pierres. Je n'ai pas craint de m'user la peau autant que les patins de mon traîneau. Là-bas, alors que des myriades de flocons dansaient la sarabande, il m'est arrivé d'ouvrir la nuit dans un halo.
Pour atteindre l'hiver, le véritable hiver s'entend, il a fallu s'employer, pousser les équipages toujours plus avant. Il a fallu s'enfoncer par-delà des terres sèches au risque d'effleurer de hauts rochers, récifs oblongs tombés des insondables ciels de Norvège.

Et lorsque le blanc a fini par tout recouvrir, c'est une page vierge qui s'est ouverte à moi, une de ces pages dont les limites s'effacent quand on pense les toucher du doigt. Dès lors, j'ai pu me raconter une histoire, de celles qu'on aime suivre à la trace.

Parvenu au lac Sandtjørna, tout peut commencer ou peut-être, recommencer.